Autant pour leur besoins personnels de transports avec Toulouse que pour le développement de leur région, les habitants du bassin d’emploi de Castres-Mazamet ont droit, à RER digne de ce nom. Il suffirait pour cela d’un peu de lucidité et de courage dans les choix politiques. Des moyens aussi sans doute, mais à sans doute pas plus que quelques investissements hasardeux qui s’avèrent particulièrement coûteux, comme l’aéroport et la liaison aérienne.
Toutes celles et ceux qui pensent qu’il n’y a pas que la bagnole ou l’avion pour se rendre à son travail peuvent s’approprier, affiner, discuter et défendre les propositions lucides raisonnables et justes qui suivent :
Des tarifs justes au lieu de l’actuel racket
Les sud tarnais ne sont ni responsables de la géographie, ni des choix de tracé de la voie ferrée entre Mazamet et Toulouse : 20 km de plus que la distance à vol d’oiseau (+30% )! situation unique dans la région pour les bassins d’emploi de cette importance.
- Que la SNCF fasse payer les km parcourus par ses clients, on peut comprendre, mais pas l’approuver
- Que l’autre partenaire, le Conseil Général n’en tienne aucun compte, c’est simplement une faute politique. Et que dire du mutisme des élus de tout bord ? Il est vrai que peut d’entre eux prennent le train, et encore moins achètent leur billet.
- Que les castrais payent leur abonnement mensuel de travail 28% plus cher que les albigeois est proprement scandaleux !
IL FAUT ETABLIR IMMEDIATEMENT UNE TARIFICATION
DE ZONES SELON LA DISTANCE A VOL D’OISEAU
Raccourcir le temps de transport
Comme il peut probable que soit décidé la mise en chantier d’une nouvelle voie ferrée, tout doit être mis en œuvre afin d’abaisser le temps moyen de parcourt entre Castres et Toulouse :
- 6 trains par jours sans arrêt de Castres à Toulouse
- fermer l’arrêt des Coquillous
- moderniser la voie historique du 19ème sicle
- accélérer le remplacement du matériel de transport
- faciliter les jonctions avec le réseau national
- doubler la voie entre Toulouse et Saint Sulpice.
Ces points sont développés ci dessous
Augmenter le nombre de trains
Le sud du Tarn a besoin de 30 relations quotidiennes par jour, avec des cadencements d’une demie heure en début et fin de journée et d’une heure en milieu de journée.
Qu’on ne dise pas que c’est impossible, que la voie entre Toulouse et Saint Sulpice est saturée, puisqu’on le fait vers Albi . On peut imaginer des trains communs qui se dédoublent à Saint Sulpice. La SNCF sait le faire et elle dispose du matériel adapté.
Moderniser la voie ferrée
Quelques questions au passage :
- Pourquoi les travaux de modernisation de la voie ferrée (rails long soudés), interrompus vers Damiatte il y a une vingtaine d’année n’ont pas été achevés ?
- Où sont passés les budgets qui avaient été prévus ?
- Qui tolèrerait qu’aucun travaux de modernisation n’ait été réalisé sur une route nationale depuis le 19ème siècle ?
C’est pourtant la situation de la voie ferrée entre Damiatte et Mazamet.
Ces travaux amélioreraient à la fois le confort des passagers et le temps de parcours en augmentant la vitesse de 80 à 120 km/h
.
LE CONSEIL REGIONAL ET RFF DOIVENT PROGRAMMER
L'ACHEVEMENT DE LA REFECTION DE LA VOIE.
Fermer la gare des Cauquillous :
Ouverte pour les besoins d'une seule entreprise, elle ne permet même pas le croisement des trains, ce qui relève de la plus profonde ineptie ferroviaire I Le groupe Pierre Fabre ne doit pas faire payer ses caprices à l’ensemble des utilisateurs de la ligne et se doit d'assumer ses responsabilités envers ses salariés et la collectivité.
Cette gare-injustice créée pour compenser un aménagement-aberration doit fermer immédiatement.
Augmenter l’amplitude des relations quotidiennes
Il est nécessaire et urgent d’assurer un service entre Toulouse et Mazamet entre 5 heures et 23 heures afin d’assurer un service équivalent à celui des autres principales villes régionales et permettre des correspondances avec le réseau national de la SNCF.
Raccorder le sud du Tarn au réseau TGV
Certes, les relations TGV n’en n’ont pour le moment que la couleur, pas vraiment la vitesse, mais à ce jour il n’est pas possible d’arriver à Mazamet avant le lendemain en partant de Paris après 14 h. Cette situation est proprement aberrante et injuste dans la mesure où elle induit des charges supplémentaire, en hôtel, avion, voire taxi.
Des solutions simples et peu coûteuses existent. Il suffirait par exemple de prolonger jusqu’à Castres la liaison routière SNCF entre Montauban et Albi.
Accélérer la modernisation du matériel roulant
Sur ce point, les sud tarnais ne sont forcément moins bien lotis que les autres voyageurs de la région. On peut quant même se le demander….
Il s’agit d’abord d’améliorer la vitesse et le confort des passagers.
En finir avec des bus au prix du train
Il est admissible de prévoir à certaines heures de relations routières au lieu de train. Il faut cependant les limiter au minimum. Ce moyen de transport présente une qualité de confort et de temps de parcourt moins performante que le train (ben oui il n’y a pas d’autoroute…)
Dans tous les cas la SNCF doit en tenir compte et facturer le transport en bus à un prix inférieur au transport par train.
Par ailleurs, les remplacements intempestifs de trains par des bus sans raisons ni explication restent eux totalement inaceptables.
Doubler la voie entre Toulouse et Saint Sulpice :
Il n’y a pas de quoi être fiers de posséder la portion de voie unique la plus chargée d’Europe. Les passagers qui l’empruntent échangeraient cette fausse fierté contre une vraie efficacité. Ce n’est hélas pas le cas. Les croisements sur cette portion sont la cause de la plupart des retards. La technique de contrôle mise en place sur ce tronçon peut plus rien donner.
Il faut sans tarder doubler la voie ou en construire une nouvelle.
C’est cher ? peut être, mais bien moins que ce qu’a coûté l’autoroute qui longe cette voie ferrée.
Et tant qu’à moderniser, il serait sans doute pertinent de songer à son électrification.
- Oui on peut rêver !
- On peut aussi se battre pour une élémentaire justice.
- On peut aussi espérer que la SNCF nous fasse aimer le train comme le dit sa publicité!
- On peut surtout attendre du Conseil Général que les sud tarnais ne soient pas des midipyrénéens de seconde zone. Quant à attendre quelque chose des élus tarnais ? mais ne désespérons pas, en criant très fort tous ensemble, il se pourrait bien qu’ils se réveillent bientôt.
Ecrivez moi : usagers.sncf.mazamet@neuf.fr